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Le projet Alpine Windharvest a permis de mettre en évidence
les potentiels et les contraintes de développement de
l’énergie éolienne sur la zone alpine
de la région Rhône-Alpes.
Ce projet européen, financé par le programme
Interreg III B et la Région Rhône-Alpes, portait
sur tout l’arc alpin. Il a été
mené en collaboration avec des partenaires Autrichiens,
Italiens, Suisses et Slovènes. Même si cela peut
sembler incongru de vouloir traiter un tel sujet à
l’heure où l’implantation
d’éoliennes est déjà
controversée dans les zones plus conventionnelles (plaines,
littoral, collines), en inscrivant l’énergie
éolienne dans une réflexion plus large que
seulement énergétique, elle pourrait permettre
d’apporter à la montagne des
bénéfices
nouveaux.
Les principaux enseignements tirés des études
réalisées dans le cadre du projet sont
:
Le
potentiel de vent étudié à grande
échelle fait apparaître quelques zones
où le vent est supérieur à 5m/s en
dehors des hauts sommets alpins inaccessibles (modélisation
Méso NH avec une résolution de 2 km à
50 m de hauteur). On imagine cependant que le vent moyen peut
être localement plus important, grâce à
des effets de topographie ou des phénomènes
météorologiques très locaux.
En terme
d’accessibilité, les Alpes françaises
sont relativement bien aménagées en routes et
voies d’accès. La tortuosité des
accès sera néanmoins à analyser
finement pour chaque projet, car elle pourra imposer des restrictions
en termes de taille de machines.
D’un
point de vue économique, le développement de
l’utilisation de cette ressource locale, peut être
particulièrement intéressant dans certaines zones
rurales de montagnes à faibles revenus. La Loi Montagne ne
constitue pas une entrave au développement de
l’éolien. On peut même y
déceler une incitation au travers de ses
références au développement et
à la diversification des activités, ainsi
qu’un encouragement à la création de
coopération public/privée qui pourrait favoriser
les projets impliquant les collectivités.
Les
questions faunistiques et floristiques seront bien sûr
à considérer avec attention puisque les milieux
montagnards sont souvent le siège d’une
biodiversité et donc d’une sensibilité
plus importante. En termes paysagers, l’approche devra
être également rigoureuse, avec
idéalement : une réflexion amont de type charte
paysagère, une méthodologie précise
dans la détermination des sites potentiels et des
réponses adaptées aux enjeux paysagers dans la
phase opérationnelle.
Il ne semble donc pas y avoir d’obstacle insurmontable
à l’implantation
d’éoliennes en zone montagneuse, mais
l’analyse des contraintes et les études
d’impacts devront être particulièrement
approfondies. L’énergie
éolienne pourrait prendre un sens tout particulier en tant
qu’outil local de lutte contre les changements climatiques,
puisque l’éco-complexe montagnard se
révèle extrêmement sensible face aux
perturbations qui sont prévues (diminution de
l’enneigement à basse altitude, changement des
pratiques agricoles…) et qui pour certaines
d’entres elles ont déjà
commencé
 Les
rapports des six études réalisées en
région Rhône-alpes ainsi qu'une
synthèse des résultats rhônalpins du
projet Alpine Windharvest sont téléchargeables
ci-dessous.
 Pour
en savoir plus sur le partenariat européen du projet Alpine
Windharvest, cliquez ici
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